Ça coûte cher un graphiste ?

 COMBIEN ÇA COÛTE UN GRAPHISTE FREELANCE ?

La question serait plus exactement : “Quand je fais appel à un graphiste Freelance, qu’est-ce que j’achète ? “…

  • De l’EXPÉRIENCE ET DU SAVOIR-FAIRE : lorsque vous faites appel aux services d’un graphiste freelance, c’est que vous souhaitez réaliser un outil de communication PRINT ou NUMÉRIQUE pour une entreprise, une association, ou pour vous-mêmes. Que vous ayez donc une idée précise de votre projet ou non, le graphiste, de par son expérience et sa formation, saura mettre en oeuvre toutes les actions nécessaires à la réalisation de celui-ci. Il saura vous conseiller sur les meilleurs choix graphiques à faire, et saura proposer les supports de communication les plus efficaces pour votre projet.
  • La MAÎTRISE d’outils spécifiques pour la création de supports de communication : des logiciels de mise en page, de création de sites internet, de retouches photographiques, de créations d’illustrations vectorielles,  et des techniques picturales traditionnelles (peinture, crayons, aquarelle, pastels, encres, etc.) afin de s’adapter au mieux au style graphique souhaité pour votre projet. Bien sûr chaque graphiste freelance à “sa patte” mais il se doit de maîtriser malgré tout le plus grand nombre de techniques graphiques afin de ne pas être trop segmentant. C’est sa force !
  • Un RÉSEAU : le graphiste freelance connait parfaitement la chaîne graphique et tous les acteurs de celle-ci (éditeurs, imprimeurs, autres prestataires, etc.). Il a des contacts privilégiés et travaille avec des partenaires de qualité en qui il a confiance. Il peut donc vous accompagner dans la création de vos outils de communication de A à Z, en se chargeant par exemple du suivi de l’impression des documents PRINT ou de la mise en place de vos pages web sur votre hébergement.
  • Du TEMPS : pour réaliser votre projet le graphiste va mener un grand nombre d’actions qui prennent chacune un temps certain : d’une part il va vous rencontrer et vous écouter lui présenter votre projet, éventuellement poser les questions qui lui sembleront nécessaires pour bien cerner ce projet. Puis il va faire des recherches de travail, se documenter afin de préparer ses premiers croquis, ses premières idées. Il va ensuite proposer une ou plusieurs maquettes en fonction du projet souhaité et donc pour cela faire des tests de couleurs, de formes, de positionnements d’éléments. Après validation de votre part, il va s’attaquer à la réalisation finale du projet : mettre en page les documents que vous lui avez donné, que ce soit du texte ou des images. Il peut organiser des visuels (fonds, contours, formes générales ou spécifiques au document, pictogrammes, etc.), retoucher des photos, hiérarchiser graphiquement les éléments comme les titres, le contenu textuel, ou les images en leur attribuant des spécificités de couleur, de taille, ou des effets d’ombrages ou de reliefs et bien d’autres éléments encore afin d’avoir un document harmonieux et en cohérence avec vos attentes. Le cas échéant et après relecture de votre part, il va peut-être corriger d’éventuelles coquilles ou modifier tel ou tel élément à votre convenance. Ces “aller-retours” client/graphiste peuvent être nombreux et prendre du temps, mais le but final est d’avoir un produit fini “parfait”. Enfin, lorsque tout ceci est validé, le graphiste va préparer le document en fonction du support final : en NUMÉRIQUE il va optimiser l’affichage des fichiers afin qu’ils soient les moins lourds possibles pour le web, mais aussi qu’ils soient de qualité suffisante. Il va aussi préparer si nécessaire plusieurs documents de différentes tailles afin qu’ils s’adaptent à chaque support (tablette, smartphone, ordinateur, etc…). En PRINT, il va faire les préparations colorimétriques pour une impression OFFSET ou Numérique (CMJN). Il va préparer les repères de coupes et de calage des machines (fonds perdus, traits de coupe, hirondelles, etc…). Il peut aussi valider le BAT (Bon à Tirer) pour le client et effectuer le suivi de l’impression… En fonction du support à réaliser et de l’expérience du graphiste (et donc de sa rapidité d’exécution), le travail de celui-ci sur un projet peut aller de quelques heures à plusieurs jours !
  • Les DROITS d’exploitation de l’oeuvre : peu de gens le savent mais tout créateur d’une “oeuvre de l’esprit” et de sa matérialisation (sous forme d’un logo, d’une affiche ou tout autre support graphique) reste propriétaire de son oeuvre À VIE.  Il ne peut donc “VENDRE” son oeuvre, qui lui appartiendra toujours quoi qu’il arrive. Par contre, ce que le créateur ( en l’occurrence ici le graphiste) cède à son client, ce sont les droits patrimoniaux de cette oeuvre (les droits d’exploitation). Ces droits patrimoniaux regroupent les droits de représentation (droit de diffuser l’oeuvre en public), les droits de reproduction (les droits de fixer l’oeuvre sur un support matériel afin de la diffuser) et les droits d’adaptation ( adapter l’oeuvre en fonction du support  choisi par exemple). Les tarifs de cession de ces droits sur une oeuvre varient en fonction de quatre paramètres : le type de supports de diffusion, leur nombre, leur durée d’exploitation et la zone géographique choisie pour l’exploitation de cette oeuvre. Ces tarifs peuvent varier de manière importante ; en effet, acheter les droits d’exploitation d’un logo pour un artisan local, ce n’est pas la même chose que d’acheter les droits d’exploitation pour une campagne nationale d’affichage 4 x 3 m d’une grande entreprise. L’enjeu financier n’est pas le même. La cession des droits est donc calculée sur la base des bénéfices potentiellement tirés par le client de l’usage de l’oeuvre, et donc du travail du graphiste qui devra être rémunéré en conséquence.

En savoir plus http://kitdesurvie.metiers-graphiques.fr/articles/pourquoi-facturer-plus-cher-un-gros-client
et 
http://kitdesurvie.metiers-graphiques.fr/articles/comment-fonctionne-le-droit-d-auteur
 )